Une histoire de femmes : l’une, virtuose des années 20-30 Maria Yudina ; l’autre, nouvelle artiste majeure de la scène française, La Grande Sophie

Cela faisait un moment que je voulais vous parler de l’hommage de La Grande Sophie à la virtuose russe Maria Yudina. Le temps passe et nous voilà déjà au mois de mars et plus précisément le 8 mars, Journée Internationale de la femme, occasion idéale pour vous parler de deux femmes qui laissent leur empreinte dans le paysage musical.La-Grande-Sophie-Maria-YudinaPrimée deux fois aux victoires de la musique et un Grand Prix de l’académie Charles Cros, La Grande Sophie nous embarque encore une fois dans une histoire « Nos histoires » (titre de son dernier album) avec des mots et des compositions toujours aussi si bien choisis.

Avec son single « Maria Yudina », la chanteuse rend hommage à une femmex510_yudina-pochette-disque.jpg.pagespeed.ic.6w-uUAWOVF mythique et passionné issue de l’URSS. Une pianiste admirée par Staline, qui la réveille en pleine nuit pour lui faire enregistrer le Concerto N°23 de Mozart tellement son interprétation l’avait bouleversé. Cette même femme habillait en noir, qui portait des baskets (envoyées depuis les États-unis) et une arme à feu dans son sac à main. Cette même résistante acharnée au régime communiste stalinien qui tout au long de sa vie provoqua le pouvoir en s’entourant de poètes proscrits du régime. Plus tard, de plus en plus effrontée, Maria Yudina se vu interdite de concert et assignée à son pays.

Dans ce single, le piano est omniprésent accompagné d’une guitare électrique qui donne toute son énergie au morceau. Cependant, La Grande Sophie nous surprends sans cesse  en nous proposant un magnifique clip, réalisé encore par une femme Zoé Vintilescu, où n’apparait aucune image de piano comme on aurait pu imaginer, mais nous plonge dans une ambiance rouge passion où chacun se laisse aller à son interprétation.

Marion

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